Bővebb ismertető
De U venerie. La quete du cerf, de la compojîiion de Rhidinger, peintre allemand. La vignette repréfenté line foret, dans le fond de laquelle on voit un cerf , fur le devant un piqueur tenant le trait du limier qui marche devant lui, déployé. Le limier a la botte au col, voye: Pl. VIL le valet du litnier n'cft pas cenfé voir le cerf ; mais il fuit le limier qui le conduit fur les voies ou pas du cerf. Voici la maniéré de dreifer le li-jiiier. Il faut que celui qui veut apprendre a détourner un cerf, ne foit point parefleux , qu'il aime la chaffe. II doit auifi careiTeraffeétionner lesehiens; prendre fon limier le matin , le mener dans les buiflbns ou dans les forets pour y chercher des cerfs; etre au bord de fa quete au foleil levant, commencer a déployer le trait, mettre fon limier devant , de la façon que l'on va expliquer. Si l'on commence par les gagnages ou par les chemins qui fe trouvent dans les bois , ou par les bords des taillis , il faut, apres avoir déployé le trait, carefler fon limier, le faire marcher devant foi plus d'une demi-longueur du trait en difant va outre; c'eft le premier mot de la venerie. Il faut enfuite lui parler fouvent, l'appellant par fon nom en ces termes, Ad Miraut, hau l'ami y haii, lau^ lau, lau, tau, pour le réjouir ; afin qu'il fe rabatte mieux : fi l'on veut ajouter de l'ardeur a ce chien, il faut mener au bois avec lui un autre limier, le faire aller tantőt devant, puis le retenir derriere, laiffer aller l'autre a fon tour , tant au long du chemin que fur les voies, il fe rendra ardent. Si votre chien va le nez la tete haute, vous lui parlerez en ces termes, hau gareatoi^ la,valet^la, en lui donnant de la crainte par quelques petits coups de trait fur les reins , ne lui permettant pas de mettre le nez tantőt a une coulée, tantőt a une autre, ni de barrer les chemins ; mais ayez foin qu'il aille droit, foit le long des gagnages , ou le long des chemins dans les bois; carfi vous laiflez votre limier dans l'habitude de fureter de cőté d'autre, il fera peu de diligence ne vous rendra pas grand fervice ; au contraire allant droit fans fe détourner ni a droite ni a gauche, il vous indiquera s'il a paiTé quelques betes ; ariors regardant a terre, fi vous jugez par le pié ce que c'elt, vous direz h votre chien, qu'ejî-ce-la, l'ami hau mon valet, aprh, aprh vdeci, aller, il dit vrai, veleci aller. Vous fuivrez enfuite les voies du cerf avec votre limier jufqu'au bord du fort, ou étant, vous arreterez careffcrez votre limier a petit bruit, vous briferez des branches haut bas ; ces branches vous ferviront de remarques, feront connoître a ceux qui viendront apres vous , que c'ell un cerf que vous avez rembuché. Vous aurez foin que les brifces foient poiées le bout rompu du cőré que va le cerf; apres cela, pour le détourner, il faut mettre votre limier devant comme auparavant, prendre le tour du fort, tant par les taillis cjue par les chemins ou eft entré votre cerf, revenir juiqu'Hu rembuchcment qui eiU'endroit par oîi il cil entré dans le fort; s'il ne palTc point, ou ne fort point du fort, s'il eil détourné. S'il a pafle, votre limier vous en avertira comme la premiere fois ; en c cas il faut le brifer prendre encore les devans juf-qu'a ce que vous ne le trouviez point pafle, faire des brifées par tous les endroits ou vous paf-ferez. Termes pour parler a fon limiez lorfque Von ejl eu bois le matin pour détourner un cerf. Va outre ; c'eft le premier .terme de venerie an-? ciennement obfervéSc confervé dans la venerie du roi. C'eil pour faire aller le limier devant. Hau, l'ami î hau, mon valet, hau, lau, lau, lau; fe dit pour le regaillardir le faire mieux aller devant. Hau garre a toi, la valet lá! fe dit quand le limier va le nez au vent, pour l'avertir le faire mettre le nez a terre. Qit'ejl-ce la , ribault, hau mon valet\ fe ditquafid le limier fe rabat fur les voies; 6c s'il crie, on lui dit, tout coi, pour le faire taire. Apris, apres veleci, aller, vtleci, il dit vrai, fe di-fent lorfque le chien fuit les voies, l'on répété ces termes, veleci aller aprh, Vami aprh. Ha hourva tien veleci revari ; lorfqu'un cerf a fait un retour, on parle ainfi a fon limier. Tien veleci jufqu'ici y aprh, aprh; lorfque l'on revoit d'un cerf , que Ton veut faire fuivr les voies a fon limier pour le rembucher enfuite le détourner. On répété ainfi chaque terme en fon lieu ; mais il faut toujours parler bas a fon limier, brifer le ceif au rembuchement. Bas de la Planche. Connoiffances du cerf par la tets les fumées. Fig I. Tete d'un jeune cerf. 2. Tete d'un cerf, dix cors jeunement. 3. Tete d'un cerf, dix cors. 4. Tete d'un vieux cerf. a, meules ou boifes, ou tient la fraize. fraize ou pierrure. c, mairinou perche. d, gouttieres. e, andouillers ou cors. empaumure. Les premieres tetes que portent les cerfs, fe nomment dagues. Elles leur viennent au commencement de leur fécondé année, Őc naiflent de leurs meules ou boffes qu'ils pouflient a un an; au bout de leur fécondé année ils mettent bas leurs da-gues. On trouve peu de dagues muées, excepté dans les forets confervées, oii il y a beaucoup de cerfs; la raifon pour laquelle on en trouve peu , c'eft que lorfque les cerfs veulent mettre bas, ils ont une (lémangeaifon aux environs du tet, qui les oblige de fe frotter la tete. Alors leurs dagues étant pretes a tomber, ils jouent au pié d'une cépée de bois, őc y fichent leurs dagues qui y demeurent. Quelquefois meme en courant dans les forts devant les chiens, ou par quelque eiFroi, les branches font tomber ces dagues. Les daguets portent ordinairement de chaque cőté