Bővebb ismertető
INTRODUCTION
Cet ouvrage est sans malice, n invite a l'exploration souriante d'une vaste bibliotheque imaginaire consacrée a des écrits dont l'originalité est sujette a caution. On y trouve diverses pratiques d'écrivain, depuis l'appropriation par vin auteur d'une formule, d'ime idée ou d'une histoire qui n'est pas de lui, jusqu'a la copie pure et simple, démarquée ou non, de l'ouvre d'autrtii.
Ou se situe le plagiat dans le domaine ainsi défini ? Pour le moraliste amer, il est partout : l'auteur qui s'empare de l'histoire de Don Juan et l'habille a sa façon est voué a l'opprobre. Pour le cynique complaisant, les ouvres publiées forment un patrimoine collectif ou peuvent venir pviiser les petits malins.
On sait définir le plagiat, « larcin de la pensée et du style » (Reiffenberg), mais on ne sait pas trop ou il commence. Le législateur de la république des Lettres s'est bien gardé de tracer la frontiere entre l'innocent emprunteur et le plagiaire coupable. La critique littéraire aborde le sujet avec une grande pudeur et les sociétés d'auteurs lavent en famille le linge sale lorsqu'il y en a. Seuls les tribunaux qui ont a juger - rarement - et de subtils universitaires qui établissent les éditions critiques séparent, mais au coup par coup, le bon grain de l'ivraie, souvent avec une grande sagesse.
Car cette incertitude a ses limites. S'il existe des rencontres douteuses, il en est qui révelent a coup sur le plagiaire. Lorsque le texte incriminé reproduit la forme du modele supposé sans que l'auteur de ce dernier ne soit cité par l'emprunteur, nous sommes en présence d'un plagiat. On me dira que la similitude de deux passages peut etre le fruit du hasard ou d'une réminiscence combinée avec un oubli - du fait qu'il s'agit d'une réminiscence Cela existe, svir une formule heiireuse, un alexandrin bien frappé ou une réplique adroite ;
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