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Les os de la terre percent le sol nu de cette colline. Pierres antiques qui me regardent, je vois leur rictus. Les racines des oliviers morts rampent dans la poussiere blanchâtre pretes a mordre mes sandales pour me faire trébucher sous le fardeau. Les ailes qui fondent sur nous et survolent notre cortege sont celles des vautours, il n'y a pas de colombes. Mon sang a séché sur les épines, les mouches qui me grouillent sur le front me fönt une deuxieme couronne. Trois chiens maigres nous suivent a distance. Cortege digne d'un roi, en vérité.
Pere, si tu me vois, comment peux-tu supporter cela ? Toi le tout-puissant, qui fis s'arreter le soleil, ne peux-tu déplacer légerement cette poutre dont le rebord acéré me meurtrit l'os? Sur les muscles elle me ferait moins mal. Bien sur, je suis guérisseur. Mais je ne saurais m'imposer les mains, meme pour déplacer ce morceau de bois, car il risquerait de glisser. Si je tombe ils vont encore me fouetter, et moi peut-etre je pleure-