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lDEUX semaines avant de recevoir son quatrieme galon et la cravate de commandeur de la Légion dTionneur, le capitaine Philippe Esclavier, du X régiment de Parachutistes coloniaux, donna sa démission. Il se trouvait encore en traitement au Val-de-Grâce pour la blessure qu'il avait reçue dans les dunes de l'Adrar.Le colonel Bucerdon, chef d'état-major des troupes aéroportées, lui rendit visite dans sa chambre d'hőpital pour lui demander les raisons de cette décision inexplicable. Il s'était mis en civil afin d'éviter que cet entretien qu'il voulait amical ne tournât a l'entrevue officielle. Le capitaine se borna a répondre qu'il agissait pour convenances personnelles . Le colonel faillit .lui demander si cette démission n'était pas liée a la mort de Boisfeuras et a la dissolution des Comités de Salut public, mais il n'osa pas.Les jeunes officiers de son arme le déconcertaient et le genaient a la fois. Il ne pouvait pas ignorer qu'ils se réunissaient entre eux pour prendre certaines décisions importantes.Dans toutes les popotes des régiments parachutistes, parmi les unités au repos ou en opération, on ne devait parler que de la démission d'Esclavier. Il était11