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I
COUPS D'INFINI
Les architectures de Dieu sont belles, dit-elle.
Autour de nous les cretes neigeuses et brillantes entouraient la vallée d'un cercle de diamant. La neige couvrait un des côtés de l'entonnoir,un manteau de sapins l'autre moitié. Au fond, l'herbe était d'un vert presque liquide; des arbres nus et pâles semblaient se réfléchir dans un lac végétal aux rives blanches.
— Voyez, lui dis-je, sur la route, au-dessous de nous, ces sillons profonds et paralleles qu'ont creusés les roues d'une voiture. Imaginez que dans le creux de ce virage, entre ces deux courbes de neige soulevée, vivent des etres infminent petits et, pour nos yeux, invisibles? En ce moment deux d'entre eux regardent la double ligne blanche, régulierement incurvée, qui forme le bord du sillon. « Admirons, disent-ils, ces cretes neigeuses et les architectures de Dieu »
— Ont-ils tort? dit-elle. N'est-ce pas une intelligence qui créa la route, qui dessina la courbe du chemin et cette double harmonie du virage?
— Intelligence humaine, lui dis-je. C'est la volonté d'un pauvre etre, ignorant des fins de