Bővebb ismertető
MAURICE DONNAY
On éprouve une voluptéinquiete et une délicieuse surprise a entendre, au Théâtre-Français, les comédies de M. Maurice Donnay. Sur la scene majestueuse ou M. Édouard Pailleron exposait naguere de jolis bouquets artificiels montés avec soin, voici de longues fleurs aux tiges encore humides et dont les racines gardent un peu de terre. L'auteur les Ha en gerbe, a la façon des bouquetieres du boulevard, d'une main nonchalante et experte; elles répandent une subtile ivresse. Et cet art, sans ordre apparent mais harmonieux, ne se contente point d'une admiration paisible: il requiert encore le consentement de tout l'etre.
C'est pour cette raison que la divine Bartet, appréciant l'ouvre si humaine qui s'appelle VAutre Danger, put dire:
— Cette piece, on l'aime comme une personne!
Il faut chercher la le secret du charme propre a M. Maurice Donnay: parmi les poetes de l'amour, il est le plus voisin de la nature. La jeune et exquise duchesse de Choi-seul écrivait a M™® du Deffant: «M. Walpole me parle toujours comme a une femme!» Tous les amoureux qu'on rencontre dans les pieces de M. Maurice Donnay révelent cette secrete et hardie offensive; aucune amoureuse ne s'en étonne. Entre ces adversaires mal armés, une force d'anim'alité rayonnante et toujours en éveil négocie sans