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MADAME DE CHAMPCENAÍS S'INTERROGE SUR SES APTITUDES AMOUREUSES En revenant de sa premiere visite á la gar^onniére de la rae de la Baume, Marié de Champcenais ne s'était pas sentie autrement fiére d'elle-méme. a II a dü me trouver trés sotte ; odieuse. La petite jeune fille qui s'est bien pomponnée pour aon premier bal. Un danseur l'invite. Elle se met a pleurnicher : cc Maman, je ne veux pas. Maman, remmenez-moi. Elle n'essavait pas de rejeter sur Sammécsud le ridicule de raventure. Une autre se serait dit, avec quelque apparence de raison : II n'avait qu'á élre plus adroit. C'est á l'homme de savoir vaincre, ou endormir, les pudeurs qu'il rencontre, si singuliéres soient-elles. Mais elle était bien trop occupée á se donner des torts pour en apercevoir dans la conduite de son partenaire. Que reprocher á la gargonniére mérne, si discriete, d'un goüt si délicat, toute peuplée d'intentions ílatteuses? Samméeaud s'était montré tendre et pressant, comme il va de soi qu'un amant dóit étre.